• MangaPop

    Lors du GAME in Paris 2, en Mars 2006, était présent un stand intéressant à plus d'un titre : Mangapop.
    Certains en ont peut-être entendu parler ou directement vu, soit par internet sur leur site, mangapop.com, soit dans un article dans le n°24 de la revue Japan-Vibes (Tokyo style), soit à la première Taïfu-fiestia. Du coup, lors du GAME in Paris 2, je leur ai posé quelques questions complémentaires.


    Qu'est ce que Mangapop ? Quels sont les moyens de diffusion de Mangapop ? Pourquoi maintenant ?

    Mangapop est un groupe d'auteurs français et japonais, présentant leurs oeuvres simultanément au public français et japonais. Cela permet aux artistes d'échanger leur techniques de créations, et de faire connaître les auteurs plus ou moins publiés au grand public.Mangapop met aussi en relation les artistes en culture manga avec les clients potentiels, éditeurs et demandeurs d'illustrations. Mangapop permet aux auteurs de décrocher des contrats.

    Concernant les moyens de diffusion, Mangapop fait connaître les oeuvres des artistes par divers produits, cartes postales, posters et les hors-série de "SS". Mais attention, les produits Mangapop sont pour les personnes aimant le beau, tous les produits sont de très bonne qualité, la clientèle visée est plus la clientèle de art-book que de manga. Ainsi dans les hors-séries SS, magazine publié tous les 3 moins, où on trouve des amateurs et des professionnels, il y a que des illustrations sur un seul thème imposé (Shojo, Shomen, Fantasy) mais surtout pour les amateurs, des articles techniques de dessins en pop-culture mangas. Les hors-séries de SS sont mis en vente au public au Japon et en France. Mangapop édite des illustrations pas de manga. Le problème est que Mangapop à moins de 1 ans, et se finance sur les ventes, à terme on voudrai inviter des auteurs japonais en convention en France pour améliorer le contact, et la perception de la culture manga sur notre territoire. Et aussi toujours toucher le plus de monde, développer des produits bilingues en ligne, des recueils d'illustrations sous forme d'art-book. Sans oublier le site internet mangapop.com pour discuter.

    Mangapop est récent, moins de un an, cela est du à différents facteurs comme "la barrière de la langue" et trouver des contacts au Japon, les aller/retour France/Japon, ne sont pas fréquents, et surtout trouver des bons partenaires est difficile. Tout cela prend du temps et Méko, du studio Tanuki, créateur du personnage PinPin, le Lapin, revenant en France a crée Mangapop. Les conventions sont un très bon moyen pour établir des liens et se faire connaître

    pour l'instant il y a un manque de pool rédactionnel, la parité n'y est pas, un auteur japonais pour trois ou quatre français, Mangapop ets créer, et se lance...




    Le manga est originaire du Japon, en quoi la France peut faire évoluer le manga ? En quoi l'échange des savoir franco-japonais peut-il être bénéfique ? Quels pourraient être les impacts de cet échange dans le monde de l'illustration européenne ?

    Il s'agit déjà de deux esprits totalement différents, par la culture, la forme du marché, et la structure et méthode de travail.
    Si on compare le manga au Japon et la bande dessinée franco-belge, il y a des différences notables.

    Le Japon est saturé d'auteurs talentueux, ils sont nombreux et il y a peu d'offre de travail. Ce dernier doit être fait vite et comme il faut, les cadences sont importantes, c'est pour ça, les dessins sont en noir et blanc, peu complexe, avec beaucoup de tramage, et des codes de dessins propre au manga. De plus au Japon, le manga est un produit de consommation de masse, perçu comme un support littéraire entrer dans la culture, le manga tel qu'on le connaît date des anées fin 1940, avec Osamu Tezuka, grace à des séries comme Astroboy.
    Au niveau des éditeurs japonais, ils ont plus directifs qu'en Europe. Et contrôle parfaitement les auteurs, imposant parfois un changement radical dans le choix des scénarii des oeuvres en cours de création, suivant les attentes du public, remontées par le biais de sondage et avis déposés lors des pré-publications
    Il n'est pas rare chez les éditeurs japonais de trouver une équipe de scénaristes travaillant à temps plein, du coup il ne reste que les dessinateurs à trouver. C'est l'une des raisons du "formatage" des histoire dans le manga. Les éditeurs tiennent les auteurs japonais, à contrario, en Europe est gardé le couple dessinateur/scénariste offrant une liberté artistique.

    Au Japon, les auteurs sont très connus de tous, comme n'importe célébrité, il en n'est pas de même en France. En France et plus généralement la bande dessiné est considéré comme un produit de loisir, de la même manière que le cinéma, plus comme un art. Les auteurs de bande dessiné sont moins connus du grand public, un japonais vous citera facilement cinq auteurs de manga, le français aura du mal lui pour trouver cinq auteurs de bande dessiné. Cette dernière en France n'a pas une aussi forte perception que le manga au Japon.
    Le manga est moins côté comme média dans l'intélectuel collectif en Europe, mais cela évolue notamment en France.
    Le manga aujourd'hui n'est plus mis à part, mais est annexé à la bande dessiné, ensuite, il y aune réelle influence du manga dans le monde de l'illustration, comme par exemple, l'exposition miazaki/Moebus, et des auteurs français influencé par le manga, n'hésitant pas à casser la forme rectangulaire, académique, de leur bande de vignettes sur leur planche. Un nouveau style apparaît petit à petit, un mélange des deux.

    Au niveau des lecteurs européens, le public n'était pas prêt à acquérir le manga, ce dernier trop simple dans le trait et les couleurs n'a pas été accepté [NDLR : Peut-être perçu comme brouillon], le format trop écarté de la bande dessiné franco-belge n'est pas fait pour arranger les choses.
    Le format du manga est fait pour les japonais, leur petit sac, leur habitation sont petites, et les meubles sont adaptés en conséquence, avec des étagères pas très hautes. pour eux le format A4, d'une bande dessiné franco-belge, est très grand, les art-books sont de ce format mais son achetés moins souvent. Le format manga est plus pratique.
    A mangapop on a du mal à vendre nos posters A3 au Japon, faute de place libre sur les murs. Il y a une grosse habitude du format.

    Au Japon, on "lit" un manga, on "regarde" un art-book ; en France, on "lit et regarde" une bande dessiné...

    Dans les diverses publications de mangapop le public japonais repère très facilement les auteurs français, car leurs oeuvres sortent de l'ordinaire sur tout un tas de critères, la mise en page, le style, la constitution, la thématique traitée différemment, les techniques utilisées, et surtout l'ambiance reflétant la liberté graphique occidentale par le non-fait de la main-mise des éditeurs sur les artistes. D'une manière générale, les illustrateurs français sont mieux perçus au Japon du grand public, que les japonais en France

    D'autre part à Mangapop on parle de graphiste pas de dessinateurs, la finalité et la perception n'est pas la même




    Le manga à fait son entrée en France depuis environ 20 ans, et s'est implanté dans les années 1990, dans un avenir proche, est-il envisageable de voir la culture manga, se développer comme le Pop-art ?

    Mangapop s'adresse aux fans de culture manga, ce dernier à une passion très ancrée en lui, lors de la sortie d'un produit il connaît une émotion plus forte que l'extase d'un supporteur de football dans un stade où son équipe à marquer un but. On propose des produits à des connaisseurs, recherchant la qualité.

    Mangapop a parmi, ses objectifs de sortir la culture manga du "ghetto" japanimation. Et lutte pour une meilleure communication au grand public, en montrant que la culture manga, est plus riche, ouverte. En proposant du travail de meilleure qualité, du beau du mieux, de l'Art Manga. Devenir plus populaire pour le grand public.

    Mangapop propose des solutions "auteurs" aux demandeurs d'illustration. Les dessigners occidentaux touchent, s'intéressent de plus en plus au manga. Manga-pop peut donner des solutions graphiques pour les publicitaires et le design des packagings (stylo, paquet de céréales (qui reste assez basique aujourd'hui)).
    A l'instar d'un opérateur téléphonique mobile qui pour une campagne d'affiche publicitaire avait repris les personnages du dessins animé "Totaly spy".
    Voir même des projets de façades d'immeubles, de palissades de chantiers sont envisageables ou des relookages de trains, à l'instart des TGV Jean-Paul Gauthier

    Je tiens à remercier Yatta et Méko, qui ont eu la patience de répondre à ces questions, pour toutes informations complémentaires, faîtes un tour sur leur site mangapop.com et n' hésiter pas à les rencontrer lors des prochaines conventions.

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